lundi 9 septembre 2013

Sur le toit du Japon

C'est l'une des montagnes les plus reconnaissables du monde, sa silhouette évoque le Japon par excellence (il illustre le titre de ce blog), et il n'a presque plus de secret pour moi. 3 776 mètres, gravis en une dizaine d'heures !!




Nous avions constitué un groupe de copines, bien motivées pour commencer l'année sur les chapeaux de roue. Les maris et nounous étaient mobilisés à la maison pour assurer la logistique.



La météo nous a fait choisir le vendredi soir puisque c'est l'un des points clé de l'ascension. Le Mont Fuji n'est officiellement ouvert que jusqu'au 31 aout, et il neige parfois dès fin septembre. La fenêtre de tir était donc restreinte.



Départ de Tokyo vers 20h, 100 km de route, nous commençons la montée à minuit depuis 2 300m. Il fait bien plus frais qu'à Tokyo, nous montons à la lueur de nos lampes frontales. Nous avions choisi de gravir le mont "hors saison" pour éviter la foule. Nous croisons quelques autres groupes, mais pas trop.
Vers 3h du matin, nous sommes à 3000 mètres, la fatigue se fait sentir, après pas mal de passages rocheux un peu raides, nous décidons de dormir dans l'un des nombreux refuges qui jalonnent le chemin.



Nous "dormons" 2h, avant d'être réveillées à 5h par les tenanciers du refuge pour admirer le lever du soleil. En effet, ça vaut le coup !! Incroyable vue sur une mer de nuages, complètement féerique. Le clou de notre ascension.











Deux d'entre nous décident de redescendre, nous partons donc à trois à l'attaque du sommet. Il fait un temps superbe. Le paysage est aride, la pierre volcanique offre une gamme de couleurs incroyables : rouge, vert, bleu, jaune...






10h du matin, nous arrivons au sommet, malheureusement totalement dans les nuages.



Comme tout le reste du parcours, le sommet est loin d'être à l'état sauvage : boutiques, temples, restaurants... On y trouve de tout.
Nous faisons la redescente par un autre chemin en 4h, bien fières de nous.

Les vrais passionnés de montagne trouve que le Fuji est une autoroute. C'est vrai que tout est balisé, et que l'on trouve des cahutes tous les quarts d'heure avec toilettes, ravitaillement, hôtelleries...




En été, pendant la pleine saison, il y a parfois des embouteillages et on marche à la queue leu leu. Mais on dit que la japonisation passe forcément par cette ascension.
Voila donc une bonne chose de faite. A Guillaume maintenant de tenter l'aventure !